Le hirac algérien : la revanche des sans grades ou le châtiment des renégats

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Le vingt-deux fevrier2019, une date qui restera dans l’histoire algérienne comme un point de
repère du bouleversement qu’a connu la société algérienne depuis novembre 1954.
Certainement, Il y eut le 5 Octobre 1988 mais ce fut un jour qui a été volé au peuple pour
servir une caste qui a voulu introduire un enseignement philosophique contraire aux valeurs
historiques et culturelles de notre pays ; ce qui déboucha étrangement, sur un dénouement qui
a engendré l’effondrement d’une grande partie de notre société.
C’est vrai qu’à partir de 1999 une accalmie, grâce à la force et le bon vouloir d’hommes
indomptables et volontaires, a permis de rendre à notre pays sa stabilité et ainsi de s’en sortir
de l’enfer que ses enfants ont vécu pendant une décennie ensanglantée et que le président
sortant s’en est accaparé des résultats, déniant à ses prédécesseurs toute action positive. Ce fut
alors le prélude au travestissement de l’histoire et à l’atteinte de ses symboles les plus
importants à savoir le moudjahid et le chahid.
Sans faire de cet article un examen d’une période qui a fait descendre notre pays aux enfers,
examinons simplement ce qu’endurèrent les acteurs de la révolution de novembre 1954 et
précisément les fils et veuves de ceux qui laissèrent leurs vies pour que vive notre pays dans
la liberté.
D’abord, il faut insister sur une chose pour dire que pas une association, une organisation, une
administration,…voire la moindre formation sportive, syndicale ou religieuse ne fut sous les
projecteurs d’un système beaucoup plus intéressé par sa sécurité et sa sauvegarde que par le
développement de la société.
A ce titre, le mal engendré par les vingt ans de gouvernance du président sortant dépasse
certainement les pires dates de l’histoire de l’Algérie indépendante. Economiquement parlant
c’est un pays ruiné mais son malheur réside également dans ses déchéances morales qui l’ont
mené à des niveaux incroyables aux plans des détournements de fonds, de la corruption de la
forfaiture, de l’infidélité…
Restons, cependant, sur l’exemple le plus déchirant, à savoir ce qu’il advint des acteurs de la
révolution de novembre 1954.
Le comportement du chef de file du système a été prévisible depuis le commencement. Au
lancement de sa campagne en 1999, le candidat pour des raisons populistes a entamé sa
campagne à partir de la ville de Guelma pour s’accaparer de la mémoire de feu Houari
Boumediene. Cela ne se passa pas sans couacs. Ce sont les fils de chouhada qui l’humilièrent
lui démontrant qu’il n’a pas à se comparer à ce révolutionnaire ascète. Mal leur en prit ! Ce
fut leur ennemi numéro 1. Cette animosité alla crescendo jusqu’à la fin.
Il n’hésita pas à humilier une fille de chahid devant des milliers de personnes dans une salle
où il animait un meeting populaire, ceci pour la simple raison que celle-ci portant dans son
petit enfant a osé dire qu’elle était la fille d’un chahid. Ce fut l’occasion pour lui de vider son
fiel voulant, sans doute, passer à une étape plus importante, à savoir le blocage de la loi sur le
moudjahid et le chahid qui a été promulguée durant la présidence de Liamine Zeroual.
Evidemment, il arriva à ses fins aidé dans tout cela par le personnel qu’il a choisi pour
l’application de sa politique dont principalement, en ce qui concerne les moudjahidine, les
organisations assez connues ONEC et CNEC, du moins en ce qui concerne les principaux
responsables.
C’est, donc, par rapport aux comportements de ces supposées organisations qui trahirent leurs
adhérents qu’il y eut la naissance de l’association nationale de la famille du chahid (ANFC) Qui se
considère comme partie prenante du mouvement populaire algérien qui avance, de semaine en
semaine, vers la concrétisation de l’idéal des martyrs de la révolution. La justice et le progrès sont des
objectifs à accomplir par ce mouvement du peuple dans lequel tous les apprentis de la politique n’ont

pas pu trouver leur place malgré les milles et une ruse à s’essayer pour rejoindre cette action populaire.
Il faut dire qu’octobre 1988 n’est pas loin ou, comme on le sait bien, des partis ont tiré à leurs profits
le gain qu’a réalisé le peuple par ses manifestations. Donc, il faut se prémunir dès aujourd’hui contre
les trahisons qui guettent cette révolution pacifique.
Les actes de traitrise qu’a eu à subir la famille du chahid , qu’ils soient liés au pouvoir en place ou
autres renégats sont innombrables. Leurs conséquences premières est l’inapplication de textes de loi
bel et bien promulgués par l’assemblée populaire nationale et qui restèrent lettre morte depuis plus de
vingt ans ! D’abord, Qu’est ce qui peut expliquer l’acharnement du pouvoir à bloquer l’exécution de la
loi numéro 99-07 du 05 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid ? Ensuite, comment se fait-il
que les deux organisations de fils de chahid connues sur la place n’ont pu rien faire pour procéder à
des actions sérieuses pour qu’on respecte les lois de la république ?!
Si pour le pouvoir le seul objectif est de trahir la mémoire des chouhada étant donné qu’il a tout fait
pour s’éloigner des objectifs de la révolution algérienne comme par exemple son rapprochement de
l’ancienne puissance coloniale, la généralisation de la corruption, le vol des richesses nationales, la
prévarication, le détournement de fond, l’escroquerie, la concussion… qu’est ce qui peut attirer des fils
de chouhada vers ce pouvoir si ce n’est des profits bassement personnels ?
Pour bien comprendre le comportement de ces soit disant représentants, il faut tout simplement
revenir sur leurs attitudes durant toutes ces années de représentation de cette catégorie de la
population. En effet pour l’un de ces représentants, il s’est férocement fait le soutien du pouvoir en
ayant pour récompense un titre de député pendant plus de dix ans et, pour l’autre c’est encore pire.
Sans rentrer dans les détails de ses avanies, il y a lieu de montrer qu’il a tout simplement bradé tous les
principes de l’organisation qu’il est censé représenter. Qui n’a pas été écœuré par la réponse de ce
secrétaire générale connu sur la place pour son accointance avec le pouvoir en place et pour avoir,
avant tout, profité également lui et ses acolytes « des bienfaits » des miettes qui leur ont été cédées
dans le seul but de délaisser leurs compagnons qu’ils sont censés représenter ?
Ayant été acculé voire coincé dans un programme de télévision par un jeune universitaire sur sa
passivité et son soutien au pouvoir en place, il ne put que répondre comme un niais que c’est son père
qui a libéré le pays du colonisateur ! Gageons qu’il s’est donné en spectacle devant des milliers de
citoyens. De plus qu’il soit fiché comme interdit de sortie du territoire au même titre que tous les
véreux qui ont mis notre pays à genoux.
le HYRAK de par sa nature est un mouvement qui porte sa grandeur du fait de sa souveraineté et de
son autonomie par rapport à toutes organisations. Il ne peut être rattaché à aucun parti ou autre
personnalité. La présidence de Bouteflika a trop duré et s’il est vrai que ce dernier est le principal
responsable de cet état de fait ou corruption, vols et détournement ont atteint un niveau de non-retour,
il est vrai également qu’il a été assisté et accompagné par une pléthore de complices qui ont choisi
d’accepter cette situation dangereuse .
Dans tout ceci, le silence est signe de consentement. Nul ne peut se dérober à ses responsabilités.
Nous vivons une révolution toute aussi importante que celle de Novembre 1954. Tous les traitres
doivent payer pour leur silence devant la gabegie qui a été l’unique élément qui a guidé la gestion de
notre pays pendant de longues décennies.

OULHASSI MOHAMED

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