L’Algérie en demi-finales de la CAN : des scènes de liesses ternies par des débordements, 74 interpellations

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source :LCI.France.

La qualification de l’Algérie jeudi 11 juillet en demi-finales de la CAN a été célébrée de Paris à Marseille, où les supporters ont offert des scènes de liesse. Sur les Champs-Elysées, la fête a été ternie par des pillages de magasins. Bilan de la nuit : 20 policiers blessés, 30 interpellations.

Dès la fin du match, à 21 heures, des drapeaux algériens ont fleuri sur les Champs-Elysées à Paris, ou sur le Vieux Port à Marseille dans le brouhaha des klaxons, des pétards et des chants, « One two three, viva l’Algérie ! ». L’équipe algérienne a accédé  à la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) après une victoire in extremis soldée par des tirs au but face à la Côte d’Ivoire (4-3).

Mais la fête a été ternie peu avant minuit dans la capitale. Alors que des milliers de supporteurs célébraient la victoire des Fennecs, deux magasins situés à proximité de la célèbre avenue ont été pillés par plusieurs dizaines de personnes. Des incidents qualifiés d' »inacceptables » par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et condamnés vendredi par le préfet de police Didier Lallement. 

Confusion

A quelques mètres des Champs-Elysées, une autre ambiance s’est installée avenue de la Grande Armée. Des groupes s’en sont pris à trois magasins de motos. Une fois la vitrine cassée, plusieurs dizaines de personnes ont pillé deux magasins, dont une enseigne Ducati, s’emparant des accessoires, rapporte l’AFP. Casques, gants et même motos ont été volés, avant l’intervention des forces de l’ordre. 

D’autres vitrines ont été cassées, avant que des échauffourées n’éclatent peu avant 1h, et que les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre s’invitent à la fête pour disperser la foule. Autour de la place de l’étoile, des dizaines de CRS y ont eu recours pour repousser des groupes qui leur lançait des projectiles. Une ambiance décrite comme « confuse » et « tendue » par les internautes. 

La tension est finalement retombée autour de 1h30, alors que le concert de klaxons se poursuivait. A Paris, 44 personnes ont été interpellées, dont 43 placées en garde à vue, 13 commerces ont été pillés ou dégradés dans le secteur Grande-Armée, selon un bilan fourni à LCI vendredi matin. Le préfet de police Didier Lallement a condamné vendredi dans un communiqué « les dégradations commises cette nuit sur les Champs-Elysées et les violences perpétrées à l’encontre des forces de l’ordre ». 

Hors Paris, 30 personnes ont été interpellées et 20 policiers ont été blessés, dont 10 à Marseille, où 9000 personnes participaient aux rassemblements. A Tour, un drapeau français a été décroché d’un mât municipal pour y accrocher un drapeau algérien. 

Le syndicat Alliance Police nationale a dénoncé un « laxisme » dans la gestion du maintien de l’ordre à Paris.  Selon une note en date de mercredi consultée par LCI, la Direction de l’ordre publique avait prévu, avant ces événements, « d’éventuelles démonstrations festives avec usage d’engins pyrotechniques » dans les secteurs de Barbès, de Belleville et des Champs-Elysées et le déploiement d’effectifs de maintien de l’ordre avaient été anticipé. 


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