ENTREPRISES PUBLIOUES/ Au stade du niveau de resoonsabilité, il est évident de revoir et de renouveler la comnosante de l’encadrement et des asents de maitrise

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S’agissant d’une question grave du point de vue de la gestion, surtout lorsqu’il s’agit d’interrogations qui relèvent du devenir de l’établissement, il faut s’intéresser de très près aux agissements qui entrainent beaucoup d’ambiguités et d’inquiétudes dans la maitrise du management des entreprises.
Les problèmes qui existent semblent accaparet tous les efforts et l’attention des responsables dans la mesure où ils constituent la pierre d’achoppement et l’inquiétude de beaucoup de responsables. Nous n’en voulons pour preuve que I’affaire ou les affaires qui viennent d’être enclenchées récemment par le/les conseils d’administration auprès des procureurs de la république de certains tribunaux.
De quoi s’agit-il ? Suite à un contrat de regroupement entre une entreprise publique et une entreprise privée il a été créé une activité commerciale entre les deux partenaires pour la réalisation d’un marché de fruits et légumes. Selon le contrat de regroupement entre les deux parties le partenaire publique a été désigné en tant que chef de file pour assurer les missions CONTRACTUELLES. De ce fait, les membres du conseil d’administration de l’entreprise publique, qui est le chef de file du groupement, demandent la réalisation d’une expertise comptable
pour connaitre les conséquences comptables du groupement sur les comptes de I’entreprise publique et sur cette base 1l a été engagé un expert, Monsieur X , dans le cadre d’une convention ayant pour objet l’étude des comptes du groupe sur une période de 04 années.
L’expert a présenté un rapport dans lequel il a fait ressortir les points suivants :

  • n existe un impact de 30.000.000.,00 DA sur les comptes de I’entreprise
    publique
  • il existe une surfacturation sur la période déterminée qui s >>étend sur 04 années
  • Irrespect des procédures relatives aux marchés publics.
    Ainsi après l’étude du rapport de l’expert X, les membres du conseil
    d’administration ont formulé une demande à I’expert af,rn qu’il leur fasse une présentation du travail en donnant les éclaircissements nécessaires de toutes les bases utilisées pour l’atteinte de ses résultats, particulièrement l’impact de 30.000.000.,00 DA sur les comptes de l’entreprise publique Ce qui leur fut refusé par ce dernier. Son refus resta inchangé même après sa convocation par huissier de justice Devant le comportement inadmissible de l’expert

qui laissa les membres du conseil sans Informations réelles sur le travail réalisé, le conseil d’administration recouffa par le biais du PDG de l’entreprise publique au lancement d’une nouvelle expertise par une commission ad-hoc Pour cette raison, et sur cette base, les membres du conseil d’administration ont lancé une action judiciaire au niveau du tribunal territorialement compétent près le procureur de la république qui a transmis le dossier à la brigade économique de la gendarmerie pour la réalisation d’une enquête approfondie sur les problèmes soulevés. Le dossier fut remis de main à mains à la brigade économique par l’avocat pour lui assurer une célérité. Les affaires de délits attirent facilement l’attention et la curiosité des médias et des gens. Si cette médiatisation a le mérite de provoquer une sanction terrible, qui peut convaincre les inters concurrents venants sur les marchés de commettre des abus de
marché, elle peut aussi représenter une atteinte illégitime aux droits des personnes mises en cause et des entreprises citées.
Une étude des écrits relatifs à ce genre d’affaires permet de mettre en évidence que la médiatisation des enquêtes et des procédures en cours est disproportionnée par rapport aux informations données sur les condamnations et les mises hors de cause. En outre, l’étude de la manière dont les affaires sont rapportées dans la presse met en lumière de nombreuses formes d’atteintes à la présomption d’innocence. Ces constats conduisent à recommander un traitement médiatique plus équilibré et plus scrupuleux des affaires.
C’est à cette condition que I’on peut attendre des médias qu’ils apportent utilement une contribution méconnue à la régulation des marchés financiers.
Nous constatons que des faits liés à des délits peuvent avoir une incidence négative sur la gestion des entreprises et, donc, influer sur le travail du manager et le priver ainsi de sa force et possibilités naturelles que sont le pilotage, 1’organisation, la direction : ou l’animation .qui lui permettent de fixer ses objectifs et de contrôler ses résultats.

Sans aller jusqu’à avancer que les responsables directs ne maitrisent pas leur travail, il existe fâcheusement des comportements qui démontrent que la discipline au travail est insuffisante et précaire d’autant plus que le climat du travail n’incite pas à la mise en æuvre de bonnes relations de travail.
Sur ce point précis, notons que les conditions de travail n’incitent pas à l’engagement de paramètres de gestion impliquant l’exploitation de tous les moyens techniques de l’entreprise. A ce stade du niveau de la responsabilité, il est évident de revoir et de renouveler la composante de I’encadrement et des agents de maitrise; ceci au Vtr que des postes de responsables des finances, des ressources humaines ou d’assistant de
direction constituent l’épiire dorsale de la gestion de I’entreprise3 Alors que des milliers de cadres sortent des universités, on continue à mettre en place dans des postes d’encadrement des petits niveaux !
Nous avons posé au début de cette réflexion la question des délits qui ont cours dans nos entreprises. Il est clair qu’il faut juguler le plus tôt possible ces phénomènes qui entachent laréputation des hommes et de I’entreprise ceci en plus de sa santé financière.
Le droit pénal est d’une importance essentielle, tant pour les acteurs de la vie des affaires que pour l’économie dans son ensemble, car il permet d’assurer le respect d’une moralité du droit des affaires et de I’activité économique. Aussi, la dépénalisation contemporaine du droit des affaires reste somme toute très limitée et le risque pénal est toujours aussi présent dans I’entreprise.
Nous avons donné quelques éclaircissements sur les problèmes existants, surtout sur ceux qui représentent des délits punis par Ia loi. La propagation par les médias et la rumeur des délits constitue un danger pour la survie des entités économiques. Ce qui implique en soi une mauvaise publicité pour I’entreprise. Cette situation est aggravée
par lamauvaise qualité de I’encadrement qui, certainement, ne peut aider les chefs dans les actions d’amélioration entreprises.

OULHASSI Mohamed

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