BOUNA…CHOISIE :

Culture

par Si MOH’AND.
‘’Mouloud Mammeri a pu recueillir oralement le plus complet inventaire du poète et de son époque.’’
Recueilli pour vous par A.Chouabnia.
Suite à l’insurrection Kabyle de 1871, les H’madouch auxquels appartenait, le poète populaire furent accusés d’avoir participé à la révolte.
Après la déportation de son père, ruiné il choisit Bouna( Bône )où commença sa vie de poète errant.
Elle commença sous le signe de la légende, puisque la tradition populaire rapporte qu’il avait reçu l’inspiration d’un Ange ! Ainsi vivant dans la ville qu’il avait choisie et où travaillaient beaucoup de Kabyles, Il exerçait son art dans les cafés, un auditoire nombreux l’entoura et l’adula. Sa poésie n’était seulement belle, mais elle traitait de thèmes populaires en kabyle : l’exil, l’amour du pays natal, le destin…Sa poésie apparaissait comme un procès de la colonisation : « Le pays a changé d’hommes », disait il dans l’un de ses derniers poèmes. Les terres avaient été spoliées, les montagnards prolétarisés la société bouleversée de fond en comble. Avant sa mort, il jura de ne jamais répéter ses vers, bien qu’émus par leurs beauté beaucoup d’admirateurs le lui avaient demandé, d’ailleurs un Cheikh vénéré le maudit et lui prédit qu’il mourrait hors de son pays.
Mouloud Mammeri a pu recueillir oralement le plus complet inventaire du poète et de son époque.

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