Les familles de chahid : Une loi qui tarde à venir…’’

Actualités

Pour ‘’Le point d’Algérie’’ Par : Maitre OULHASSI Mohamed.

Fils de Chouhada : L’attente des textes d’application d’une loi DEPUIS 19 ANS (loi n° 99-07 du 05 Avril 1999 relative au Moudjahid et au Chahid.)

L’Algérie doit elle son soutien à ceux qui ont combattu le colonialisme et, particulièrement, à ceux qui sont restés les témoins d’une épopée ou le sacrifice n’avait pas la connotation que les bouleversements de la société ont entrainé sur les croyances bien établies ? En réalité qui pourrait donner son avis sur cette question que la famille du chahid elle-même ! Comprendre ici la veuve, les fils et les parents du chahid mais également leurs petits fils. C’est à partir de l’idée si simple que l’association nationale de la famille du chahid (ANFC) naquit à TIZI OUZOU et entama son éclosion. En effet, en cette matinée du samedi Décembre 2017, plusieurs représentants de différentes wilayate de notre vaste pays convergèrent vers le centre Mohamed Issiakhem de la ville de Bouira. Il s’agit d’une réunion de mise au point et d’études sur l’avancement des travaux pour la préparation du congrès de l’association. MESSIEURS Mustapha OUDAI, président de l’association, et ses deux vice-présidents Mohamed MEDJEBER et Aomar lancèrent les travaux d’assez bonne heure. A la tête des préoccupations « la reconsidération du statut du chahid et surtout la revalorisation de l’image ternie par le discrédit jeté sur la famille du chahid Pour en venir à ce qui est advenu à cette frange de la population pourquoi ne pas essayer de comprendre de quelle manière fut pris en charge cette population au cours des années de l’indépendance de notre pays ? Cinquante –cinq ans après l’indépendance, les orphelins de la guerre qu’on appelle communément les enfants de chouhada sont toujours au point de départ quant à leurs revendications. Enfants, ils l’étaient certainement en 1962 ! En cette date cruciale de l’histoire de notre pays, les compagnons de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie, laissant femmes et enfants, étaient là pour envisager selon les moyens permis à cette époque d’aider cette frange de la population. Il y eut, à n’en pas douter, des initiatives dans le but d’aider veuves et orphelins..Des pensions furent allouées. Pensions symboliques mais pensions quand même ! Figurez-vous : soixante douze milles centimes par trimestre pour une veuve et ses trois enfants, soit neuf mille centimes pour un enfant pat trimestre et quarante cinq milles centimes pour la mère. Ce fut, soit disant, le début de l’aide étatique.Les promesses de prise en charge, il y en a eut ; surtout en ce qui concerne l’enseignement et l’éducation. Des textes et autres circulaires furent édictés pour apporter quelques assistances pour l’emploi. On parla même d’aide au logement. Ce fut l’euphorie,, bien évidemment, des premières années de l’indépendance qui s’avéra d’aucune suite et, bien après, vers la fin des années quatre-vingt-dix. En cette dernière période, il y eut quelques textes dont la loi n°91-01 du 08 janvier 1991 relative à la retraite des veuves de chahid mais également la loi n° 99-07 du 05 Avril 1999 relative au Moudjahid et au Chahid. Malheureusement le constat est que les lois promulguées ne sont pas exécutées. Qui est donc responsable de cette situation ? Qui a intérêt à ce qu’on se joue des enfants de ceux qui ont dédié leur vie pour l’amour de la patrie ? Nous constatons cependant que les principales lois ont vu le jour vers la fin des années quatre vingt dix. Qu’est-il arrivé pendant toute la période ayant précédé cette dernière ? Rien ! En dehors de quelques textes qui ne méritent même pas d’être cités, il faut surtout dévoiler que la loi la plus importante de toutes les initiatives relatives aux fils de chouhada, en l’occurrence la loi n° 99-07 du 05 avril 1999, a été une loi mort-née dés le départ. Ou sont les textes d’application qui sont attendus de plus de dix sept ans par une frange de la population de plus en plus vieillissante ? Pourquoi cette marginalisation qui ne dit pas son nom ? Et qui a intérêt à ce que cette frange de la population soit spoliée de ses droits depuis l’indépendance, Et tout d’abord de son droit d’éducation. Des enquêtes sociales ont démontré son faible niveau scolaire et, par conséquent, la faiblesse de son intégration dans la vie socio économique. A ce titre elle représente, sans aucun doute, une catégorie dans les basses échelles de la société, souffrant, donc, de tous les maux de la pauvreté. Pourtant, qui peut ignorer qu’à travers des décennies des « politicards »ont tout essayé pour exploiter la situation de ces laissés pour compte pour se faufiler à travers les méandres de la politique algérienne. On a bien berné ces victimes pour des avantages qu’ils n’ont jamais eu mais qui, fâcheusement, ont eu des contrecoups négatifs pour leur réputation dans la société. Si l’on prend l’exemple de l’ex colonisateur, nous constaterons que celui-ci a pris toutes ses dispositions tout justes après la fin de la deuxième guerre mondiale où l’on a vu que les veuves et orphelins victimes de la grande guerre furent aidés selon les capacités permises sans recours au matraquage médiatique ou propagande. Nul n’a voulu tirer bénéfice d’une action pourtant tournée vers ceux qui ont souffert le martyr des évènements qui laissèrent des millions de morts. L’aide a été comprise tout simplement comme assistance sur les plans de l’éducation, de l’emploi ou du logement. Qu’est ce qui a donc fait que chez nous des énergumènes purent, et à des périodes différentes de l’histoire de notre pays, dénaturer des actions tout à fait naturelles, pour ne pas dire spontanées, en des faits honnis par la population du fait d’une compréhension ayant transcendé la vraie signification de l’aide sociale qui aurait dû être apportée ? Ainsi, après des décennies d’oubli, ou en fait toute aide aurait bien apporté un soutien, on continue à parler de privilèges dans l’application des lois et, particulièrement de la loi relative au moudjahid et au chahid. N’est ce pas là une manière de faire haïr les fils de chouhada, croyant qu’ils bénéficient d’avantages alors que c’est tout à fait le contraire. Quel est le pays qui aurait eu ce comportement envers les veuves et fils de ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour sauver la patrie ? Quelle attitude faut-il avoir en ce début de l’année 2018, ou ceux qui étaient des enfants à l’indépendance continuent à l’automne de leur vie d’attendre les textes d’application d’une loi promulguée depuis 19 ANS,

One thought on “Les familles de chahid : Une loi qui tarde à venir…’’

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.